Quelles sont les fourchettes de prix publiées en Suisse ?
Plusieurs agences suisses publient leurs ordres de grandeur. Ils ne mesurent pas tous la même chose : certains parlent d'un premier produit minimal, d'autres d'une application métier complète ou d'un logiciel vendu par abonnement. Le tableau ci-dessous reprend ces chiffres tels qu'ils sont publiés, avec leur source.
| Type de projet | Fourchette publiée | Source |
|---|---|---|
| Premier produit minimal (MVP) | CHF 40 000 à 90 000 | Edana, mars 2026 |
| Application métier | CHF 90 000 à 220 000 | Edana, mars 2026 |
| Logiciel vendu par abonnement (SaaS) | CHF 220 000 à 500 000 et plus | Edana, mars 2026 |
| La plupart des projets d'application | CHF 30 000 à 70 000, sur trois à six mois | Devedis |
| Tarif horaire des agences web suisses | CHF 120 à 250 de l'heure, moyenne CHF 166 | Beyond Web |
Ces écarts s'expliquent en grande partie par le tarif horaire. Beyond Web relève des tarifs d'agences web suisses entre CHF 120 et 250 de l'heure, avec une moyenne de CHF 166. Le prix d'un logiciel est donc d'abord un nombre de jours de travail, multiplié par ce tarif. Réduire le prix, c'est réduire le nombre de jours : un périmètre plus net, moins d'allers et retours, des briques déjà éprouvées.
Qu'est-ce qui fait varier le prix d'un logiciel métier ?
Deux logiciels qui portent le même nom peuvent coûter du simple au triple. Six facteurs expliquent l'essentiel de l'écart.
| Facteur | Effet sur le prix |
|---|---|
| Nombre de modules | Le premier facteur : chaque module ajoute des écrans, des règles et des tests |
| Utilisateurs et rôles | Peu d'effet du nombre de personnes, davantage du nombre de rôles différents |
| Intégrations | De quelques jours à davantage qu'un module, selon l'outil à relier |
| Reprise des données | Un travail à part entière quand les fichiers sont nombreux ou désordonnés |
| Hébergement et sécurité | Modeste s'il est prévu dès le départ, plus cher s'il est ajouté après coup |
| Fonctions d'IA | Chiffrées comme un module, plus un coût d'utilisation des modèles selon le volume |
Le nombre de modules
Un module correspond à un ensemble cohérent d'écrans : les fiches clients, la facturation, le planning, les documents, un espace client. Chaque module ajoute des écrans, des règles et des tests. C'est le premier facteur de prix, et c'est celui sur lequel vous avez le plus de prise : commencer par trois modules utiles plutôt que sept modules moyens.
Le nombre d'utilisateurs et de rôles
Le nombre de personnes connectées influence peu le coût de construction. Le nombre de rôles, en revanche, compte : une direction qui voit tout, une équipe au bureau qui saisit, des personnes sur le terrain qui ne voient que leurs interventions, des clients qui consultent leur dossier. Chaque rôle demande des droits précis et des écrans adaptés.
Les intégrations
Relier le logiciel à la comptabilité, à un agenda, à un service de paiement ou à un logiciel existant demande du travail sur les deux côtés. Une intégration bien documentée prend quelques jours ; une intégration avec un ancien logiciel sans interface peut prendre davantage que tout un module.
La reprise des données
Vos données actuelles vivent souvent dans plusieurs tableurs, avec des doublons et des colonnes qui ont changé de sens au fil des ans. Les nettoyer et les importer est un travail à part entière. Il vaut mieux le prévoir au budget que le découvrir pendant le projet.
L'hébergement et les exigences de sécurité
Un hébergement en Suisse, une double authentification, une trace de chaque consultation ou des sauvegardes testées ont un coût modeste à la construction, mais ils doivent être prévus dès le départ. Les ajouter après coup coûte plus cher. Notre guide sur la nLPD et le logiciel de gestion détaille ce que la loi demande.
Les fonctions d'IA
Lire un document, retrouver une information ou rédiger un premier jet sont des fonctions chiffrées comme un module. S'y ajoute un coût d'utilisation des modèles, qui dépend du volume traité : il s'estime pendant le cadrage et s'affiche séparément. Voir Intégrer l'IA dans votre logiciel métier.
Combien coûte l'exploitation d'un logiciel sur mesure ?
Le prix de construction n'est pas le coût total. Un logiciel doit être hébergé, sauvegardé, mis à jour et corrigé. Edana indique un budget récurrent annuel de CHF 30 000 à 50 000 pour un projet à CHF 200 000. Ce poste comprend en général l'hébergement, la maintenance, les mises à jour de sécurité et une part d'évolutions.
Avant de signer, demandez toujours trois chiffres : le prix de construction, le coût annuel d'exploitation, et ce qui est compris dans ce coût. Un prix de construction bas suivi d'une exploitation facturée à l'heure peut coûter plus cher sur cinq ans qu'un prix de départ plus élevé.
Quelle est la grille de prix de Webmind Softwares ?
Nos prix sont publics et identiques pour tous les clients. Ils sont hors TVA.
| Palier | Prix | Ce qui est compris |
|---|---|---|
| Atelier de cadrage | CHF 1 500, déduit de la construction | Deux séances de travail, une maquette cliquable, un cahier des charges et le prix ferme de la construction |
| Construction | Dès CHF 12 000 | Le logiciel mis en production, avec la reprise de vos données |
| Exploitation | CHF 290 par mois | Hébergement en Suisse, sauvegardes, mises à jour et évolutions courantes |
Le prix de construction dépend du nombre de modules. Notre barème part d'une base de CHF 12 000 à CHF 18 000, à laquelle s'ajoutent CHF 2 500 à CHF 4 500 par module. Pour trois modules, cela donne une fourchette de CHF 19 500 à CHF 31 500 hors TVA. Le prix ferme est fixé à la fin de l'atelier, avant que vous ne vous engagiez sur la construction.
L'exploitation représente CHF 3 480 par an, quel que soit le nombre d'utilisateurs, soit {exploitation_5ans} sur cinq ans.
Ces montants sont plus bas que les fourchettes publiées ci-dessus pour deux raisons : nous construisons des logiciels de gestion pour des PME et des associations, avec un périmètre volontairement limité au départ, et nous réutilisons des briques déjà en service (comptes, droits, sauvegardes, journal des accès) plutôt que de les réécrire à chaque projet.
Comment obtenir une estimation fiable pour votre projet ?
Une estimation sérieuse part de votre métier, pas d'une liste de fonctions. Trois questions suffisent pour une première fourchette : quels modules sont indispensables, combien de rôles différents, et quelles données reprendre. Notre estimateur pose six questions et affiche une fourchette et un délai à l'écran.
Pour aller plus loin, préparez un cahier des charges court : notre guide Comment rédiger le cahier des charges d'un logiciel métier ? et le générateur gratuit vous y aident. Si vous hésitez encore avec un logiciel du marché, le comparateur sur 5 ans met les deux options côte à côte avec vos propres hypothèses.
Quels pièges éviter au moment du devis ?
- Un devis sans liste des modules ni des rôles : impossible de savoir ce qui est compris.
- Un prix au forfait sans prix d'exploitation : le coût réel apparaît après la livraison.
- Une reprise de données « à voir plus tard » : c'est souvent le poste qui dérape.
- Aucune clause de sortie : vérifiez que vous pouvez récupérer toutes vos données dans un format ouvert, et que le code vous est remis si vous changez de prestataire.
- Un hébergement dont le pays n'est pas précisé : la loi sur la protection des données impose des règles pour les données communiquées à l'étranger.